A chaque histoire, son commencement.

Moi, c’est Alexandra.
Je dois vous avouer une chose. Mon pire défaut, d’après mes anciens professeurs de français, était ma grande difficulté à synthétiser (et mes phrases à rallonges).
Puisque je ne sais toujours pas faire court, me voilà, chapitrant un bout de mon histoire.

Naissance d’un projet

crédit photo : Marie Laure Scarfo
Mon parcours

J’ai 26 ans à l’heure où j’écris ces lignes.
J’ai grandi dans le sud de la France, à Marseille, avant de m’installer en Ile de France, d’abord sur Paris même, puis depuis quelques mois à Saint germain en laye, dans le 78, où la vie n’a jamais été si douce.

Après un bac scientifique, je me suis directement tournée vers une école de mode. J’ai ainsi obtenu un diplôme de styliste-modéliste à l’IICC mode. J’ai pu notamment y confirmer mon goût pour la création, et bien sûr, acquérir savoir faire et technique. Et je les en remercie pour ça.

Toutefois, plus le temps passait, moins je me reconnaissais dans ce milieu. Je me tournais petit à petit vers le zéro déchet, le vrac, l’antigaspi, la seconde main, le français, le local et l’artisanal. Toutes ces choses en contradiction avec le milieu de surconsommation dont je venais me parlait bien plus. Moins de paraître, plus de réel, plus de simplicité.

En 2020, un peu perdue dans mes projets d’avenir, je décidais de reprendre une formation en tant qu’assistante de direction, afin de pouvoir soutenir un organisme qui aurait ces valeurs que je souhaite défendre.

Soudain, le déclic

La même année, je rejoignais également l’association Owca, association de protection animale et sensibilisation environnementale, en tant que bénévole famille d’accueil. En fin d’année, afin d’aider à renflouer les caisses de l’association, je proposais bénévolement la confection de quelques sacs textiles brodés du logo.

Et là, une révélation. J’étais à cet instant entrain de réaliser ce pourquoi je voulais me réorienter : soutenir un organisme dans lequel je crois. Et ce, qui plus est, en faisant un travail que j’aime. Sapire était né.

Après des jours de discussion avec mon entourage, mais surtout avec moi même, j’ai décidé de me lancer. Je continuerai à fabriquer; Je continuerai à soutenir les associations que j’aime en leur reversant une partie de mes gains. Mais surtout, je ferai en sorte d’inclure autant de valeurs importantes pour moi que possible. Celles qui m’ont mené à ces changements dans ma vie. Et là où je suis aujourd’hui.

Sapire, un nom pour se souvenir

SAPIRE.
Ce nom, finalement un acronyme, je l’ai cherché pendant des mois durant. Jusqu’à ce qu’il m’apparaisse en un instant comme une évidence, sous mes yeux depuis le premier jour.

SAPIRE.
Sens. Avenir. Passion. Imagination. Résilience. Ethique.
Faire sens. Œuvrer à l’avenir. Travailler avec passion. Faire preuve d’imagination. Faire acte de résilience. Rester Ethique.

De l’idée au projet

De l’upcycling

Je tiens à la seconde main, au zéro déchet et à l’anti gaspi. Il était évident pour moi de l’inclure dans mon projet. Ainsi, j’ai pris la décision de partir sur une matière première que j’utiliserais en upcycling. J’ai donc fait le choix d’utiliser des tissus issus de rouleaux ou de fin de rouleaux non utilisés d’autres entreprises. Parce qu’il y a déjà bien assez de tissus extraordinaires dormants tout autour de nous pour venir en créer de nouveaux. Et petit bonus, cela permet de toutes petites séries voir des produits uniques sans augmenter mes prix.

Du français

Je tiens au français, à l’artisanal, au local, au fait main. Hors de question de sous traiter la fabrication à l’étranger. Non. Je continuerai à fabriquer des mes dix doigts depuis mon « atelier » ( En gros, pour l’instant, la table contre le lit. Ne nous mentons pas ! ) à Saint-Germain-en-Laye dans le 78.
Et si plus tard, il était question de me développer et embaucher, il est plus qu’évident que cela restera toujours français et artisanal.

Des prix justes

Et parce que je sais, pour le vivre, à quel point le prix du Fait en France peut être un frein, surtout lorsqu’on commence à s’y intéresser, j’ai souhaité vous proposer tout d’abord des articles simples, ne nécessitant pas un temps de travail trop conséquent, afin que les prix, eux aussi, ne soient pas trop lourds à l’arrivée. Puisque dans un produit, lorsque les choses sont faites dans le respect des travailleurs, c’est généralement le temps de fabrication qui est le plus élevé dans le prix final.

Le but, c’est également de vous permettre d’accéder à de l’artisanat français sans devoir hypothéquer vos biens, puisque de petits objets du quotidien ne pourront pas atteindre un montant mirobolant en fixant un prix juste et justifié. J’accorde de ce fait une grande importance à la transparence dans ma communication. Et si vous souhaitez plus de renseignements concernant une information qui n’aurait pas été donnée ou trouvée sur le site, je serais toujours ravie d’y répondre. Car il est important aussi de comprendre pourquoi un produit artisanal français avec une réflexion poussée dans tout ce qui l’englobe ne peut par définition pas s’aligner sur les prix, par exemple, d’entreprises fabriquant à la chaîne des milliers d’exemplaires d’un même produit à l’autre bout du monde.

Des produits simples mais variés, et surtout utiles

Je n’exclue pas la fabrication de pièces plus complexes et onéreuses parfois. Mais ce ne sera pas la part principale de l’offre.

Ainsi, je vous propose sacs, pochettes, pochons, trousses, porte-monnaie, sacs à vracs, chouchous et autres petits accessoires textiles qui savent se montrer plus qu’utiles au quotidien.

Plusieurs tailles, plusieurs utilités, plusieurs formes.
Le but étant d’utiliser chaque petite chute et minimiser au maximum les pertes et déchets.

Un soutien associatif

Et parce que cette histoire a émergé dans une association de protection animale, l’association Owca, dont l’essentiel consiste au sauvetage et à la remise sur pieds de nombreux animaux, avant mise à l’adoption, afin de leur permettre un avenir meilleur, une part des bénéfices continuera naturellement à revenir à des associations de protection animale. Plus exactement, Sapire reversera un euro par article vendu.

En résumé

Il m’est important de favoriser le zéro déchets. Que ce soit par la confection d’articles à partir de tissus dormants, mais aussi et justement via la fabrication d’objets durables et utiles qui ne dormiront pas à leur tour.

J’ai mis mon affection pour les animaux, ma volonté de sens, mon amour à créer de mes mains, ma recherche de mieux faire et de plus de fabrication française, ainsi que mon goût pour l’artisanat, dans ce projet. Ainsi est né Sapire.

J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’emporte.